Présentation

Cousin farceur de Quick et Flupke, né en 1953 dans la Belgique joyeuse, Johan De Moor a grandi au journal Tintin et aux Studios Hergé, dont son père Bob fut l'incarnation. Adolescent, il a découvert le secret de l’art moderne dans un musée de Cologne, où trônait un tableau créé avec des spaghettis. Son premier job a été de ressusciter les exploits des gamins de Bruxelles, abandonnés par Hergé  au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Parfaitement à l’aise dans l’ironie, il dessinera trois nouveaux albums de gags de Quick et Flupke : Haute tension, Jeux interdits et Tout va bien.
Après ce départ très ligne claire, Johan De Moor croise la route du scénariste Stephen Desberg.
Les deux hommes explorent ensemble l’univers fantastique de Gaspard de la nuit, avant de donner un coup de pied dans le classicisme de la Bande Dessinée franco-belge avec La Vache, premier ruminant détective du XXe siècle.
Johan De Moor fait péter les couleurs, joue de la fantaisie des collages, précipite la Bande Dessinée dans le street-art et remporte l’Alph-Art de l’humour au Festival d’Angoulême en 1995.
L’artiste explose l’imagination graphique, donne des coups de pied au cul de la bienséance. Son pinceau anarchiste a des fulgurances. Chaque jour, il dessine pour garder l’œil en éveil sur le modèle de Matisse et de Picasso. Ce savant fou pousse sans trêve à de nouvelles escapades graphiques et narratives, à l’exemple de son Cœur glacé, signé avec Gilles Dal. Dans ses cases, il n’y a plus d’école au sens stylistique ni de maître. Johan De Moor a fait basculer l’Ecole belge de la Bande Dessinée dans le laboratoire permanent.

Biographie

Né en 1953 à Wiljrik (BE). Vit et travaille à Bruxelles (BE)

Johan De Moor a grandi au journal Tintin et aux Studios Hergé, dont son père Bob fut l’incarnation. Il est également le filleul de Willy Vandersteen, le créateur de Bob et Bobette. Cette éducation a été complétée, adolescent, par une formation à l'architecture et à la gravure puis la découverte du secret de l’art moderne dans un musée de Cologne, où trônait un tableau créé avec des spaghettis. Le mélange est forcément explosif.

Son premier emploi a été de ressusciter les exploits des gamins de Bruxelles, abandonnés par Hergé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Parfaitement à l’aise dans l’ironie, il travaille à l’adaptation en dessin animé, puis dessine trois nouveaux albums de gags de Quick et Flupke : Haute tension, Jeux interdits et Tout va bien. Après ces débuts dans la grande tradition de « la ligne claire », Johan De Moor croise la route du scénariste Stephen Desberg. Ensemble, ils explorent l’univers fantastique de Gaspard de la nuit, avant de bousculer le classicisme de la BD franco-belge avec La Vache, premier ruminant détective du XXe siècle. La série change ensuite de nom pour s’appeler Lait entier mais la fantaisie reste ! Johan De Moor fait exploser les couleurs, joue de la fantaisie des collages, précipite la BD dans le street-art et remporte l’Alph-Art de l’humour au Festival d’Angoulême en 1995. L’artiste y laisse libre court à son imagination graphique, provoque à chaque page. Son pinceau anarchiste a des fulgurances.

Chaque jour, il dessine pour garder l’œil en éveil sur le modèle de Matisse et de Picasso. Ce savant fou pousse sans trêve à de nouvelles escapades graphiques et narratives, à l’exemple de Cœur glacé et La vie à deux, signés avec Gilles Dal. Dans ses cases, il n’y a plus d’école, au sens stylistique, ni de maître. Johan De Moor a fait basculer l’Ecole belge de la bande dessinée dans le laboratoire permanent.

Il va de même dans le domaine du dessin de presse où Johan de Moor excelle depuis des années à titiller les incongruités de l’actualité avec une poésie dans pareil, n’hésitant pas à puiser dans la pop culture dans son ensemble, depuis des publicités des années 50 jusqu’aux dépliants trouvés la veille dans sa boite aux lettres, pour construire son œuvre inclassable.