Présentation

Jean-Claude Götting est devenu célèbre en partageant la gloire d'Harry Potter. Ce Parisien de naissance est l'ensorceleur des couvertures de l'édition française des romans cultes de JK Rowling. Né en 1963, il a grandi dans les arts appliqués et signé ses premiers essais de Bande Dessinée pour le fanzine PLGPPUR (Plein la gueule pour pas un rond).
En 1985, il publie Crève-coeur chez Futuropolis et le Festival d'Angoulême décernera le prix du meilleur premier album à cette bombe esthétique. Götting révolutionne la création en noir et blanc. Il enrichit l'encrage de gouache au rouleau de mousse pour jouer du gris moucheté et mettre de la lumière dans le dessin, créer du relief, de l'atmosphère. Cette forme d'envoûtement du trait devient l'une des marques de fabrique de l'avant-garde du Neuvième Art français avec des titres d'une formidable puissance graphique comme Détours, La serviette noire, La fille du modèle ou L'option Stravinsky.
Götting bifurque ensuite vers l'illustration, la peinture et le livre pour enfants, où il n'hésite pas à surprendre par l'utilisation de couleurs vives. Il dessine notamment pour The New Yorker, Libération ou Le Nouvel Observateur. Entre-temps, il expose ses toiles à Paris et à Genève, avant d'opérer un retour fracassant à la Bande Dessinée en 2004 avec La Malle Sanderson, aussitôt primé à Genève et à Monaco.
Créateur exigeant, pionnier de l'impressionnisme des cases, ce prestidigitateur du trait excelle aussi dans les portraits féminins brossés en noir et blanc ou en couleur. Dominés de rouge ou de bleu, ses modèles respirent alors d'une beauté mélancolique gorgée d'élégance et de sensibilité.

Biographie

Né en 1963 à Paris (FR). Vit et travaille à Paris (FR)

Jean-Claude Götting est devenu célèbre en partageant la gloire d’Harry Potter. Ce Parisien de naissance est l’ensorceleur des couvertures de l’édition française des romans cultes de JK Rowling. Il a grandi en se nourrissant de bandes dessinées. C’est parce qu’il souhaite en faire lui-même, et qu’il souhaite explorer de nombreuses techniques graphiques, qu’il fait ses études aux Arts Appliqués Duperré et signe déjà, en même temps, ses premières pages dans le fanzine PLGPPUR (Plein la gueule pour pas un rond). En 1985, il publie Crève-cœur chez Futuropolis et le Festival d’Angoulême décerne le prix du meilleur premier album à cette bombe esthétique.

Götting révolutionne la création en noir et blanc. Il enrichit l’encrage de gouache au rouleau de mousse pour jouer du gris moucheté et mettre de la lumière dans le dessin, créer du relief, de l’atmosphère. Cette forme d’envoûtement du trait devient l’une des marques de fabrique de l’avant-garde du 9e Art français avec des titres d’une formidable puissance graphique comme Détours, La serviette noire, La fille du modèle ou L’option Stravinsky.

Götting bifurque ensuite vers l’illustration de presse, la peinture et les couvertures de romans, où il n’hésite pas à surprendre par l’utilisation de couleurs vives. Il dessine notamment pour The New Yorker, Libération, Vanity Fair, Jazzman, Lire ou Le Nouvel Observateur. Il travaille également occasionnellement pour la publicité (Chanel, Pieper Heidsieck, BMW).

Entre-temps, il expose ses toiles à Paris et à Genève, avant d’opérer un retour fracassant à la bande dessinée en 2004 avec La Malle Sanderson, aux éditions Delcourt, aussitôt primé à Genève et à Monaco. Happy Living parait chez le même éditeur, 3 ans plus tard. Scénariste de ses propres bandes dessinées, Götting écrit également pour le dessinateur Jacques de Loustal Pigalle 62-27 (2012) et Black Dog (2016). En 2017, il réalise Tapas Nocturnes, son premier court-métrage d'animation. En 2019, il autoédite un petit ouvrage rare, précieux et élégant : Traverser la nuit.

En peinture, créateur exigeant, ce prestidigitateur du trait excelle aussi dans les portraits féminins brossés en noir et blanc ou en couleur. Dominés de rouge ou de bleu, ses modèles respirent alors d’une beauté mélancolique gorgée d’élégance et de sensibilité. De son trait noir, il définit des lignes gracieuses qu’il mêle à des couleurs douces pour cerner les espaces de contours invisibles, apportant relief et matière aux décors qui entourent ses personnages. Ses recherches sur toile le poussent également à explorer des paysages toujours fictifs mais proches du réel, où la nature reprend souvent ses droits dans une mise en perspective insolite avec l’activité humaine. Sa technique unique de superposition de couleurs le pousse, enfin, à extrapoler son approche figurative pour la transformer en figures abstraites singulières.